lundi 3 mars 2014

Les disparitions d'Anna Langfus de Jean-Yves Potel chez Noir Sur Blanc



Les disparitions d'Anna Langfus, de Jean-Yves Potel chez NoirSurBlanc
 Titre : Les disparitions d'Anna Langfus
 Auteur :  Jean-Yves Potel
 Editeur :  Noir Sur Blanc
 Collection :  Essais-Documents
 Date de sortie :  16 Janvier 2014
 Nb de pages :  274 pages
 Prix : 21€00


Résumé :
Anna Langfus (1920-1966) n'a pas vingt ans quand l'armée allemande envahit la Pologne. Elle tente, avec son jeune mari également juif, d'échapper aux massacres. Elle subit le ghetto et les rafles, la faim, la trahison, la prison, les tortures, l'errance dans les forêts. Elle participe à la résistance polonaise, tandis que la guerre anéantit tous les siens. À l'âge de vingt-six ans, elle part pour la France. Elle y écrit et publie trois romans aux éditions Gallimard, traduits en une quinzaine de langues : Le Sel et le Soufre(1960), qui évoque la guerre du point de vue d'une jeune femme ordinaire ;Les Bagages de sable (1962, prix Goncourt) et Saute Barbara (1965), qui racontent l'histoire de personnages « malades de la guerre » et empêchés de reconstruire leur vie.
Exploration à la fois historique, biographique et littéraire, ce livre interroge la manière de transmettre l'expérience de la guerre et de la Shoah. Il montre comment Anna Langfus ne donne pas un témoignage au sens propre, mais plutôt une évocation intime de la Catastrophe, et surtout du désarroi des survivants juifs, elle qui fut la première et l'une des rares romancières françaises à transmettre la violence de cette épreuve par la fiction.


Extrait :

« Selon une de ses déclarations, rédigée après la guerre, en mars 1942, Anna travaille à Varsovie dans une usine  du ghetto qui apprivisionne l'armée allemande, elle manipule du cuir.»




Mon avis :


Vous devez vous en douter car c'est ainsi que débute chacune de mes chroniques généralement, je dois remercier quelqu'un. Cette fois ci il s'agit du site Babelio. En effet j'ai reçu ce livre à l'occasion de la Masse Critique Babelio de la fin janvier. J'ai mis plus de temps que la moyenne à recevoir ce livre à la maison, ce qui fait que je ne fais la critique que maintenant. Le temps de le lire, d'analyser un peu et surtout être sur de ce que je veux dire. Alors ce n'est pas un coup de cœur mais je dois dire que j'ai apprécié ce livre mais sans plus.

Résumons un peu. Anna Langfus (1920-1966) a presque vingt ans quand l'armée allemande envahit la Pologne. Elle tente, avec son jeune mari également juif, d'échapper aux massacres. Elle subit le ghetto et les rafles, la faim, les trahisons, la prison, les tortures, l'errance dans les forêts. Elle participe à la résistance polonaise. La guerre anéantit tous les siens. A l'âge de 26 ans, elle part pour la France. Elle y écrit. Elle publie trois romans aux éditions Gallimard : Le Sel et le soufre (1960) évoque la guerre du point de vue d'une jeune femme ordinaire ; Les Bagages de sable (1962) et Saute Barbara (1965), racontent l'histoire de personnages « malades de la guerre » qui ne parviennent pas à reconstruire leur vie. Ce livre est une exploration à la fois historique et littéraire. L'auteur s'intéresse à la manière de transmettre l'expérience de la guerre et de la Shoah. Il montre comment Anna Langfus ne donne pas un témoignage au sens propre, plutôt une évocation intime de la Catastrophe, et surtout du désarroi des survivants juifs, elle qui fut la première et l'une des rares romancières françaises à transmettre la violence de cette épreuve par la fiction.

Alors alors juste pour vous dire je viens tout juste de le finir et j'en ressors avec un énorme mal de crâne. Ne vous méprenez pas, ce n'est pas que je ne l'ai pas aimé mais j'ai rencontré quelques soucis avec ce livre malheureusement. Je me faisais une joie de lire cette biographie sur Anna Langfus, ayant vécue dans un ghetto à Lublin, ayant subit des violences physiques et morales etc.

Venons en de suite au point négatif étant donner que c'est ce qui à noirci ma lecture. Tout d'abord même si je savais que ce livre allait parler de la vie d'Anna mais je pensais que cela allait se passer sous un autre angle. C'est-à-dire que je pensais que Jean-Yves Potel nous raconterais les détails de sa vie avant, sous et après la guerre. Ce qui fut le cas, cependant l'auteur nous parle de sa vie à travers la lecture de ses romans et non sur des faits « réelles ». C'est-à-dire que j'ai l'impression qu'il nous fait pendant une grande partie une grande analyse des textes d'Anna Langfus. Il interprète ces pensées, ces écrits, ces interviews. C'est donc majoritairement de l'interprétation et c'est ce que je regrette car j'aime quand une biographie est basée sur des faits réelles et non sur l'interprétation plausible ou non. Un autre point qui m'a beaucoup déranger, c'est que dans la première partie principale du livre l'auteur nous parle des différentes rues où à habiter Anna etc., cependant pour les gens comme moi qui ne connais rien au polonais, les noms de rues au fur et à mesure et bien ça embête. En plus les répète de long et en large. Le dernier point que j'ai à reproché à l'auteur, c'est que dans l'idée de ne pas nous perdre, il répète souvent certains points. Qui est qui, qui fais quoi, quand est mort qui etc. Au bout d'un moment cela fait trop de répétition.

Parlons à présent des points positifs. Etant plus qu'intéresser par la Seconde Guerre Mondiale, j'étais heureuse d'en apprendre un peu plus sur le sort de la Pologne pendant cette époque. Qui plus est, j'ai beaucoup aimé le fait d'apprendre comment se déroulait réellement la vie des Juifs dans les ghettos, même si j'en avais déjà une idée j'ai aimé avoir un autre point de vue. En ce qui concerne Anna Langfus, j'ai beaucoup aimé sa personne. J'en ressors avec un sentiment que c'était une jeune fille fébrile, mais qui s'efforçait d'être forte devant son entourage. Surement pour surmonter toutes les horreurs qu'elle à vécue. De plus même si l'analyse des romans faite par l'auteur m'a beaucoup déranger, cela m'a donné envie de lire ces romans pour me faire mon propre avis. Ce qui est, je pense un bon point. Peut-être fut-ce l'envie de Jean-Yves Potel de transmettre l'envie d'en savoir plus sur son univers après tout.

Mon avis. Même si j'ai bien aimé le côté historique, le personnage d'Anna, et l'envie d'en savoir plus sur elle ; j'ai été assez déçue par l'écriture de cette biographie. C'est-à-dire que l'auteur m'a perdue à pas mal d'endroit, les passages en polonais, les passages d'analyses de ces romans etc. Cependant je le conseillerais tout de même à toutes personnes aimant la Seconde Guerre Mondiale.

Les disparitions d'Anna Langfus, de Jean-Yves Potel chez NoirSurBlanc

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